Bienvenue à Elien Declercq, nouvelle Directrice de l’Agence de l’Eurométropole !
Depuis lundi 17 mars, Elien Declercq a pris la tête de l’Agence de l’Eurométropole Lille-Kortrijk-Tournai.
Pour apprendre à connaitre Elien, c’est par ici !
Bonjour Elien et bienvenue dans l’équipe de l’Agence de l’Eurométropole ! Pour commencer, est-ce que tu peux te présenter et nous en dire un peu plus sur ton parcours ?
Passionnée par les relations interculturelles et par notre région transfrontalière, j’ai construit ma carrière professionnelle autour de la coopération franco-belge, sous différents angles et à travers plusieurs rôles.
Après mes études de langues et de littératures romanes aux Universités de Louvain et de Salamanca, je suis retournée à Courtrai pour consacrer quatre années à une thèse de doctorat portant sur l’immigration belge à Lille, Roubaix et Tourcoing. En plus des activités de recherche et d'encadrement des étudiants, j'ai contribué à la création du Centre d'histoire des relations interculturelles, un nouveau centre de recherche à vocation interdisciplinaire. Grâce aux nombreuses rencontres sur le terrain dans le nord de la France et en participant à des colloques internationaux, j’ai rapidement su établir un réseau de partenaires au bénéfice de ce Centre.
C’est précisément la construction de partenariats qui m’a le plus interpellée et qui m’a incitée, après l’obtention d’un doctorat suivi d’un post-doctorat, à quitter le milieu académique et à mettre ma connaissance de la région frontalière au service de la coopération franco-belge.
En tant que chargée de mission pour la coopération transfrontalière au sein du Service de l’Économie et des Relations européennes et internationales de la Province de Flandre occidentale, j’ai développé un vaste réseau réunissant des acteurs des différents niveaux de gouvernement en Belgique et en France, des programmes européens ainsi que des structures de coopération internationales.
Qu’est-ce qui t’a motivée à prendre la direction de l’Agence de l’Eurométropole ?
J’ai posé ma candidature parce que j’ai très envie de motiver et d’inspirer une équipe afin de faire bouger des choses dans la coopération transfrontalière franco-belge. J’avais envie de mettre ma connaissance et mon expérience au service de l’Eurométropole.
Mon cœur a toujours été dans les relations internationales et la coopération au-delà des frontières, depuis mes études de langues étrangères, mon poste à l’université et à ma fonction au sein de la Province de Flandre occidentale où j’ai toujours eu une excellente coopération avec les partenaires français et wallons. On a construit de beaux projets ensemble.
Et même dans ma vie de famille, la région transfrontalière est omniprésente : j’habite dans la partie flamande du territoire de l’Eurométropole mais on aime aller au zoo et au musée d’histoire naturelle à Lille et en Wallonie picarde, pour se promener dans la nature.
Quelle est ta vision pour l’Eurométropole dans les années à venir ?
L’Eurométropole est le premier lieu formel de coopération transfrontalière multiniveau (tous les niveaux de gouvernements des deux pays y sont représentés) et multi acteurs (citoyens, maires, partenaires, la société civile, l’Europe, …) de l’Union européenne. J’aimerais vraiment insister sur cette dynamique partenariale. Il est important de souligner qu’ensemble on va plus loin.
Face à la montée des extrêmes en Europe, comment l’Eurométropole devrait-elle réagir et s’adapter ?
Dans ces temps de polycrise, de retour à la frontière et d’un eurosceptisme qui se manifeste plus fortement, il est d’autant plus important de montrer la plus-value de la coopération transfrontalière et entre les voisins européens. L’Eurométropole doit renforcer la coopération et créer de la cohésion dans un territoire transfrontalier plein de défis. La coopération transfrontalière n’est pas acquise, c’est un travail continu. J’aimerais vraiment y contribuer.
Copyright photo : Département du Nord (lampla)